Après le CTM du 7 décembre, le SNFOLC s’adresse à tous les personnels : retrait du projet d’évaluation !

jeudi 8 décembre 2016

Appel de la Commission exécutive nationale du SNFOLC réunie les 7 et 8 décembre 2016


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Les milliers de personnels, réunis à l’initiative de Force Ouvrière dans des centaines d’heures d’informations syndicales et en assemblée générale, avec leurs organisations, informés des mesures prévues par le dispositif ministériel d’évaluation des enseignants, CPE et COP, expriment leur exigence de retrait du projet d’évaluation.
Ils ne veulent pas de la disparition de la notation chiffrée encadrée nationalement. Cette disparition ouvre la voie à l’arbitraire, aux pressions locales, à l’individualisation, à la promotion « à la tête du client » et à la mise en concurrence des personnels entre eux.
Ils ne veulent pas des entretiens professionnels, ils refusent l’évaluation selon une grille de compétences qui marginalise la transmission de connaissances. Ils ne veulent pas que leurs garanties statutaires et leur liberté pédagogique soient remises en cause.
Ils ne veulent pas de « l’accompagnement » obligatoire distinct du droit à la formation continue qui ne serait pas autre chose que la formation-formatage permanente pour imposer les contre-réformes.

Le SNFOLC avec sa fédération, la FNEC FP-FO, a proposé l’action commune, à tous les niveaux, aux autres organisations syndicales contre cette régression. Aujourd’hui, plus de 250 prises de position, très souvent intersyndicales (FO, SNES, SNEP, CGT, SUD...), des milliers de signatures sur des pétitions exigent le retrait du projet d’évaluation. Des vœux communs ont été adoptés comme au Comité Technique Académique de Rouen : « les membres élus du CTA demandent le retrait du projet d’évaluation des enseignants et l’ouverture de discussions sur d’autres bases. » Vœu adopté par FO, FSU, CGT. Le SNFOLC propose l’action commune contre cette régression.
C’est aussi le sens de la lettre commune FO, CGT, SUD qui affirme : « nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s’adresser à la ministre sur ces revendications. Le projet de la ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s ne doit pas voir le jour : la ministre doit y renoncer. ».
En rappelant ses positions, la FNEC FP-FO s’est adressée à la secrétaire générale de la FSU :
« En 2008, la FSU, FO, la CGT et SUD, constatant les dégâts pour les personnels administratifs de la suppression de la notation chiffrée et de la mise en place de l’évaluation, adoptaient une déclaration commune : « pour respecter le principe du droit à la carrière, nos fédérations demandent l’abandon de toute expérimentation des entretiens professionnels à l’éducation nationale, le retour à une notation chiffrée objective étroitement corrélée à l’ancienneté. »
En 2012, l’action commune FSU, FO, la CGT et SUD permettait d’obtenir l’abrogation du décret Chatel. Bien sûr le projet de N. Vallaud-Belkacem n’est pas la reprise au mot près du projet de L. Chatel, mais il en reprend la principale disposition : l’appréciation de la « valeur professionnelle » selon des critères qui n’ont rien à voir avec l’enseignement, selon les besoins des projets locaux. »

Au CTM du 7 décembre, FO, la CGT et le SNALC ont voté contre ce projet de décret statutaire de transposition du dispositif PPCR sur les carrières et l’évaluation des personnels. La FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour.
Pourquoi ce qui était inacceptable en 2008 et 2012 serait acceptable aujourd’hui ?
Inacceptable en 2012, ce projet l’est toujours aujourd’hui !

FO, CGT et SUD se réunissent à nouveau le 13 décembre pour décider de remettre ensemble les signatures et les prises de position à la ministre mi-janvier.
Le SNFOLC invite les personnels à se réunir en heure d’information syndicale, en assemblée générale pour multiplier les prises de positions communes pour amplifier la mobilisation.
Le cadre fixé par les projets de statut est une véritable régression. Tout comme la loi Travail avec l’inversion de la hiérarchie des normes, il ouvre une porte par laquelle la ministre actuelle ou future par simple arrêté pourra aller toujours plus loin dans l’individualisation des carrières et l’autonomie des établissements.
Il faut tout mettre en œuvre, par l’action commune à tous les niveaux pour obtenir l’abandon du projet de décret sur l’évaluation !


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