Conseillers Principaux d’Education

non à la remise en cause de nos missions et de nos statuts. Le ministre serait bien inspiré de stopper ses annonces : ce sont des personnels dont nous avons besoin et non la redéfinition de nos missions !

lundi 26 avril 2010, par Claude Singer

Pour le SNFOLC, l’annonce par le doyen du groupe Etablissements et vie scolaire de l’IGEN d’une refonte des inspections des CPE avec un “ protocole d’inspection ” dès septembre 2010, démontre la volonté ministérielle de réformer les missions statutaires des CPE.


En effet, la proposition d’évaluer les CPE autour de quatre compétences : capacité d’assumer le pilotage du service de la vie scolaire ; conseiller dans le domaine de la politique éducative le chef d’établissement et l’ensemble de la communauté éducative y compris les parents ; assurer avec les autres personnels le respect des règles de vie et du droit dans l’établissement ; contribuer à la continuité, la cohérence et la pertinence éducatives au sein de l’établissement, vise à changer du tout au tout le contenu des missions dévolues aux CPE et à modifier la circulaire de 82.

Pourquoi une telle précipitation alors que l’Inspection avait assuré en juillet 2009 à la délégation FO qui la rencontrait qu’il n’y avait pas de demandes ministérielles ? Cette précipitation va de pair avec les exigences pour que la réforme du lycée et des EPLE puisse fonctionner.

A cette fin, il faut modifier les statuts et les missions des corps à statut particulier afin de créer des “ nouveaux métiers ” en lien avec la mise en place du répertoire interministériel des métiers de l’Etat, démarche confirmée lors de l’audience de notre fédération avec la direction générale des ressources humaines (DGRH), avec la mise en place de 13 familles de métiers et 119 métiers.

Afin d’accélérer ce processus d’implantation de “ nouveaux cadres d’un type nouveau ” dans les établissements, tous les moyens sont bons : le 18 février le cabinet du ministre indiquait que les COP deviendraient des “ experts ” de la politique de l’orientation, charge aux enseignants de prendre en charge “ l’orientation soft ”.

Deux jours plus tard, c’est au CPE de devenir des experts ressources humaines, experts de la politique éducative. En introduisant ce type de critères d’inspection, le ministère tente de mettre de plein pied les CPE dans de nouvelles missions cohérentes avec sa réforme : les CPE siègent au conseil pédagogique, ils doivent donc avoir une fonction précise et de nouvelles missions...

Le ministre serait bien éclairé de retirer ce nouveau cahier des charges pour l’appréciation des CPE : ils sont en première ligne depuis des années, avec les professeurs. Ils vivent la fragilisation des établissements.

La mobilisation des établissements dans la région parisienne en est la preuve : peu de moyens, des contrats précaires, des équipes mobiles de sécurité, des diagnostics, voilà tout ce que propose le ministre et les recteurs aux personnels qui n’en peuvent plus.

Alors, oui, pour le SNFOLC, il y a urgence à ce que le ministre décide la réouverture des postes aux concours de CPE afin qu’ils puissent se consacrer à leurs tâches et non faire le pompier perpétuel.
Il y a urgence à ce que le CPE ne devienne pas un associé à la direction des ressources humaines des établissements : comme ses collègues enseignants, les CPE rejettent la réforme des lycées et des EPLE.

Le suivi des élèves en lien avec les équipes pédagogiques est dans les missions statutaires des CPE, vouloir les mettre dans un autre cadre que celui de leur statut, c’est vouloir les assimiler à des personnels de direction et faire du CPE un conseiller technique et spécial du chef d’établissement pour organiser l’accompagnement éducatif, le tutorat, le suivi des “ sas ” de la seconde à la terminale.
Le SNFOLC appelle les personnels à se réunir en AG, à définir leurs revendications, à participer à la grève nationale du 12 mars et aux manifestations. Il demande audience en urgence à l’Inspection.


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