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Une enseignante poignardée
par un collègien de 13 ans !

lundi 25 mai 2009


Communiqué du SNFOLC, 22 mai 2009

Un cap est atteint

Il ne s’agit pas d’un acte de violence supplémentaire. Qu’un enfant de 13 ans soit conduit à prévoir de se munir d’un couteau pour se venger d’un professeur qui lui a infligé une mauvaise note, traduit une dégradation générale !

Pour toute réponse à l’agression d’une enseignante par un de ses élèves dans un collège, le ministre veut créer « une force mobile d’agents » et la mise en oeuvre de sanctions financières pour les parents «  démissionnaires ». C’est du moins ce qu’il a annoncé au congrès de la PEEP le 21 mai.

Il envisage aussi de donner aux chefs d’établissement et aux CPE « les moyens juridiques et matériels d’agir » en leur donnant le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève suspecté de vouloir introduire des armes.
Qui peut croire que cela calmera la situation ?

Le SNFOLC, qui apporte tout son soutien aux personnels du collège de Fenouillet et s’associe à leur inquiétude pour la santé de la collègue toujours hospitalisée, presse solennellement le ministre de prendre la mesure de la gravité de l’agression dont elle a été victime.

Les réformes successives et le cortège ininterrompu des suppressions de postes qui les accompagne ont créé une situation où, trop souvent, les conditions de la transmission des connaissances ne sont plus assurées : la place des uns et des autres s’obscurcit, la relation enseignant-enseigné se vide de son sens, incompréhensions et tensions s’accroissent. Le SNFOLC considère qu’une agression aussi grave impose que le Ministère accepte d’ouvrir de véritables négociations sur la base des revendications des collègues.

Il est clair qu’un certain nombre d’élèves, dont l’agresseur, auraient dû bénéficier d’une orientation en enseignement spécialisé dans des groupes à petits effectifs. Ils ne sont pas moins victimes du désengagement de l’État que les personnels.

La section du SNFOLC de Haute-Garonne précise que le collège ne s’est vu attribuer « que la présence sur une seule journée, quand elle le peut, de l’assistante sociale qui doit intervenir sur 3 établissements, alors que ce collège compte 300 dossiers pour aide à la restauration sur 634 élèves, la conseillère d’orientation psychologue ne venant qu’une journée par semaine, la présence de l’infirmière étant elle aussi limitée »

Le SNFOLC affirme que la solution préconisée sur place par le ministre, portiques de détection et deux postes de médiateurs de vie scolaire, ne saurait répondre au problème posé. A la volonté de prendre le dossier à bras le corps, d’ouvrir la discussion et de se donner les moyens d’apporter des solutions, la collectivité publique en est réduite aux ficelles du tout-sécuritaire et des économies sur les postes de personnels qualifiés et statutaires.

Le SNFOLC rappelle que l’article 11 du statut général de la Fonction publique établit que : « La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté ».

Dans la perspective de la restauration des moyens permettant à l’École d’assurer pleinement sa mission, le SNFOLC revendique pour l’immédiat, l’attribution de postes d’enseignants, notamment spécialisés, CPE, COP, surveillants, assistantes sociales, infirmières et médecins scolaires, le rétablissement, au niveau de la fin de 5ème, de l’orientation en CAP en lycée professionnel et des prérogatives des conseils de classe.




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