Le 28
janvier 2009
À
Monsieur X. Darcos
Ministre de l’Éducation
nationale
110 rue de Grenelle
75007 Paris
Monsieur
le ministre,
Nous
vous prions, à la suite de votre décision de relancer
la discussion sur l’avenir du lycée, de bien vouloir
recevoir une délégation du SNFOLC.
Dans
votre lettre de mission à Richard Descoings, vous proposez
d’encadrer cette discussion dans les « points de
convergence sur les objectifs et les principes directeurs de la
réforme du lycée signés en juin 2008 avec
l’ensemble des partenaires syndicaux et avec les organisations
lycéennes ».
Les évènements qui se sont
enchaînés, depuis cette date, nous ont confortés
dans la conviction que cette méthode ne permettait pas une
prise en compte suffisante des revendications des personnels sur le
terrain.
FO n’a pas, vous le savez, le 16 juin 2008, signé
ces points de convergence faute d’avoir obtenu qu’il ne
soit pas imposé de conclusions avant même que la
discussion ait été menée.
Aujourd’hui,
nous considérons comme particulièrement important que
les positions syndicales que nous défendons soient présentes
dans des échanges qui commandent l’avenir de
l’enseignement du 2nd degré et de ses
personnels.
La
mobilisation ininterrompue, de la rentrée à votre
déclaration du 15 décembre annonçant le report
de la réforme, et en particulier la grève et les
manifestations des 20 novembre et 29 janvier, les départs
successifs des différents signataires, ont montré que
sur les sujets suivants, il n’y avait pas de convergence entre
les personnels, leurs représentants et le ministère.
Notamment :
- la semestrialisation de l’enseignement
dont les conséquences immédiates sont la re-définition
et l’annualisation des services des enseignants (décrets
du 20 mai 1950).
- la « modularisation »
disciplinaire et interdisciplinaire qui aboutit à la
« fusion » et donc à la disparition des
disciplines
- la réduction des horaires d’enseignement
des élèves, la réduction de l’enseignement
disciplinaire
- la remise en causse du baccalauréat comme
examen national, ponctuel et anonyme
- l’autonomie des
établissements, la remise en cause des programmes nationaux
-
la dilution des missions des différents corps et la menace
qu’elle fait peser sur certains d’entre eux (COP, CPE,
infirmières, assistantes sociales et médecins
scolaires).
- Les suppressions de postes qui en découlent.
Nous
vous renouvelons, M. le Ministre, l’assurance de notre entière
disponibilité pour une discussion véritablement libre
et vous prions de croire à notre haute considération.
Marie-Edmonde
Brunet,
secrétaire générale