Vendredi 9 octobre, en pleine mobilisation des lycéennes et des lycéens qui demandent des moyens pour étudier dans de bonnes conditions, des classes moins chargées, des postes d’enseignants, l’abrogation de Parcours sup… le Ministre Geffray annonce vouloir mobiliser 3024 TZR qui seraient actuellement non employés, dès le mardi 13 octobre pour assurer des remplacements dans les lycées considérés comme prioritaires. De qui se moque-t-il ?
Alors qu’à la rentrée, de nombreux établissements sont restés sans professeur, le Ministre voudrait nous faire croire qu’il y aurait 3000 TZR disponibles, sans affectation depuis la rentrée. Mensonge ! Il s’agit plutôt de remettre en cause le statut des TZR « en optimisant leur affectation » selon les dires du Ministre.
« Optimiser l’affectation des TZR », on sait ce que cela signifie ! C’est affecter les TZR encore plus loin de leur domicile, en élargissant leur zone de remplacement, en augmentant encore les temps de trajet dans une situation où le prix du carburant explose ! C’est inadmissible.
« Optimiser l’affectation des TZR », c’est leur imposer de boucher les trous coûte que coûte au mépris de leur qualification, de leur discipline de recrutement. C’est les pressurer pour leur imposer d’enseigner une autre matière que celle pour laquelle ils ont été recrutés.
C’est inacceptable ! Le Ministre avait d’ailleurs à peine communiqué ses décisions que les médias multipliaient déjà les témoignages de professeurs déplacés comme des pions pour boucher les trous dans des disciplines qui ne sont pas les leurs… Comme cette professeure de maths affectée en lettres modernes dans un lycée interrogée par France Info, ou encore une enseignante de lettres modernes appelée pour enseigner l’anglais à 60 km de chez elle qui dénonce un « mépris total ».
« Optimiser l’affectation des TZR », on sait ce que cela signifie ! C’est affecter les TZR encore plus loin de leur domicile, en élargissant leur zone de remplacement, en augmentant encore les temps de trajet dans une situation où le prix du carburant explose ! C’est inadmissible.
« Optimiser l’affectation des TZR », c’est leur imposer de boucher les trous coûte que coûte au mépris de leur qualification, de leur discipline de recrutement. C’est les pressurer pour leur imposer d’enseigner une autre matière que celle pour laquelle ils ont été recrutés.
C’est inacceptable ! Le Ministre avait d’ailleurs à peine communiqué ses décisions que les médias multipliaient déjà les témoignages de professeurs déplacés comme des pions pour boucher les trous dans des disciplines qui ne sont pas les leurs… Comme cette professeure de maths affectée en lettres modernes dans un lycée interrogée par France Info, ou encore une enseignante de lettres modernes appelée pour enseigner l’anglais à 60 km de chez elle qui dénonce un « mépris total ».
OUI ! C’est bien ça la réponse du ministre Geffray ! Le mépris !
Alors que beaucoup de TZR sont déjà pressuré, avec des conditions de travail dégradées, des temps de trajet qui augmentent et dont les frais de déplacement ne suffisent plus à compenser la hausse considérable du prix de l’essence, le Ministre Geffray voudrait en faire de véritables bouche-trous, des bons à tout faire, factotum de l’administration. NON ! Les TZR ne sont pas taillables et corvéables à merci. Respect du statut des TZR, de leur zone de remplacement et de leur discipline de recrutement !
Quant aux milliers de contractuels qui n’ont pas été réemployés à la rentrée et ont eu toutes les difficultés à percevoir leurs indemnités chômage, ils deviendraient soudainement indispensables au Ministre qui voudrait en recruter 1000. Là encore, quel profond mépris !
Quant aux milliers de contractuels qui n’ont pas été réemployés à la rentrée et ont eu toutes les difficultés à percevoir leurs indemnités chômage, ils deviendraient soudainement indispensables au Ministre qui voudrait en recruter 1000. Là encore, quel profond mépris !
Il n’y a qu’une seule solution pour répondre aux revendications légitimes des lycéennes et des lycéens mobilisés, c’est la restitution des 4000 postes supprimés, l’abandon des 1588 postes prévus au budget 2027 et la création de tous les postes nécessaires.
C’est pourquoi le SNFOLC appelle les personnels à se réunir en AG dans les établissements pour discuter des modalités pour rejoindre les lycéens sans attendre et décider massivement la grève le 13 octobre.
