Alors qu’une nouvelle année scolaire commence, les personnels de l’Éducation nationale n’ont pas oublié qu’ils ont terminé l’année 2025-2026 dans des conditions déplorables, abandonnés face aux fortes chaleurs, sans aucun moyen de se protéger, par un ministre répétant que n’étant pas propriétaire des 60 000 écoles et établissements couvrant le territoire national le ministère ne pouvait être « responsable de tout ».
Cette rentrée 2026 s’effectue, une fois de plus, dans des conditions désastreuses du fait de la suppression de 4 000 postes d’enseignement imposée par le budget d’austérité 2026, et de la dégradation continue des conditions de travail liée à la mise en oeuvre des contre-réformes dont le ministre Geffray annonce la « consolidation » dans sa circulaire de rentrée (BO du 7 mai 2026).
Et comme si cela ne suffisait pas, le piratage des systèmes informatiques du ministère de l’Éducation nationale survenu au mois de juillet vient ajouter du chaos au chaos en paralysant les applications et outils de gestion de plusieurs académies comme Nantes et Toulouse, au point que l’incertitude plane sur le versement des salaires en septembre…
Cette situation est le résultat des choix budgétaires du président Macron et de ses ministres qui donnent la priorité aux dépenses d’armement (plus 36 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire 2024-2030 et d’ores et déjà 6,4 milliards consacrés à la défense dans le projet de budget de l’État 2027) ainsi qu’aux aides aux entreprises (211 milliards d’euros en 2025) sur tout le reste, qu’il s’agisse de la Santé, de l’École, comme de la protection civile.
Face au marasme, le gouvernement persiste et signe. Ainsi, en plein été, le Premier ministre Lecornu annonçait que pour réduire les dépenses publiques de près de 30 milliards d’euros dans le budget 2027, il envisageait « l’ajustement sur les prochaines années des effectifs d’enseignants pour tenir compte de la démographie scolaire ».
Rentrée après rentrée, il faudrait donc se résigner à travailler au sein d’une école de plus en plus dégradée, sans les personnels, sans les équipements nécessaires, incapable de garantir aux élèves leur droit égal d’accès à l’instruction ?
Rentrée après rentrée, il faudrait donc se résigner à travailler au sein d’une école de plus en plus dégradée, sans les personnels, sans les équipements nécessaires, incapable de garantir aux élèves leur droit égal d’accès à l’instruction ?
Les personnels, les parents, les jeunes n’acceptent pas ! Dès le mois de février et jusqu’aux premières semaines de juillet, les mobilisations se sont multipliées dans tout le pays pour défendre les postes, les classes, et plusieurs d’entre elles ont obtenu gain de cause.
Ils ont raison ! Avec sa fédération, la FNEC FP-FO, le SNFOLC est aux côtés des personnels qui refusent de laisser saccager l’École publique et piétiner leurs droits.
Ce document (à télécharger en cliquant sur l'image) vise à vous aider à faire respecter vos droits dès la rentrée.
Mais comme vous avez pu le constater, il ne suffit pas de connaître ses droits pour pouvoir les faire respecter : il faut l’intervention du syndicat.
C’est pourquoi, dans ce contexte particulier, le SNFOLC vous invite à prendre contact avec ses délégués et à participer aux réunions d’information syndicales qu’il organise pour décider collectivement, avec l’appui du syndicat, de ce qu’il faut faire pour arrêter une bonne fois pour toutes ce gouvernement qui attaque nos droits au nom des milliards à trouver pour continuer à financer les exonérations patronales
et l’économie de guerre.
et l’économie de guerre.
Parce que nous n’acceptons pas que chaque rentrée soit pire que la précédente, la fédération FO de l’enseignement a déposé un préavis de grève à compter de la rentrée pour couvrir toutes les initiatives des personnels et des salariés. Ce préavis vous protège.
À toutes et à tous nous souhaitons une bonne rentrée déterminée et combative !
