Depuis quelques jours, la colère des lycéens s’exprime partout, et s’étend comme une traînée de poudre.
Ils n’en peuvent plus des conditions dégradées dans lesquelles ils sont censés étudier : ils manquent de professeurs, les classes sont surchargées, dans certains certainsétablissements les locaux sont vétustes voir insalubres, ils manquent d’équipements (des chaises, des tables…), il n’y a pas de chauffage en hiver, il n’y a rien pour les protéger des canicules, les prix de la cantine augmentent alors que la qualité des repas baisse…
Les journées sont trop longues (8h-18h), ils sont mis en concurrence entre eux et ils sont inquiets pour leur avenir.
Ce que disent les lycéens rejoint ce que les enseignants revendiquent en lycée, depuis la mise en place de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, ainsi que de Parcoursup (2018-2019).
La mise en place des spécialités a fait exploser les emplois du temps, tout en réduisant les heures d’enseignement disciplinaire, et en aggravant les inégalités puisque tous les lycées ne proposent pas les mêmes.
Les journées sont trop longues (8h-18h), ils sont mis en concurrence entre eux et ils sont inquiets pour leur avenir.
Ce que disent les lycéens rejoint ce que les enseignants revendiquent en lycée, depuis la mise en place de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, ainsi que de Parcoursup (2018-2019).
La mise en place des spécialités a fait exploser les emplois du temps, tout en réduisant les heures d’enseignement disciplinaire, et en aggravant les inégalités puisque tous les lycées ne proposent pas les mêmes.
Parcoursup décide de l’affectation des bacheliers, avant même que les épreuves du bac soient terminées. C’est bien le contrôle continu qui décide de leur orientation. Les enseignants de lycée l’ont constaté :
depuis la mise en place du bac Blanquer, les lycéens sont stressés par chaque note qui leur est attribuée. Et ils ont raison, c’est un fait, leur moyenne sera déterminante dans Parcoursup, alors que leur éventuelle mention au bac sera sans conséquence.
depuis la mise en place du bac Blanquer, les lycéens sont stressés par chaque note qui leur est attribuée. Et ils ont raison, c’est un fait, leur moyenne sera déterminante dans Parcoursup, alors que leur éventuelle mention au bac sera sans conséquence.
Peuvent-ils s’appuyer sur leur professeur principal pour s’y retrouver ? Les collègues font de leur mieux, mais la réalité est que la réforme ayant éclaté le groupe classe, il est maintenant fréquent que les professeurs principaux suivent des élèves qu’ils ne voient jamais en cours. En lycée, lors des conseils de classe, la plupart des professeurs de spécialité, qui sont ceux qui encadrent le plus les élèves, ne sont pas présents parce que les classes sont totalement éclatées.
Les CPE de lycée peuvent témoigner du fait que depuis la réforme Blanquer du bac, le stress des lycéens, leur détresse même pour certains, a augmenté de façon significative. Un rapport de l’Inspection générale (IGESR) publié en juillet 2023 constatait « la pression ressentie par les élèves de première et de terminale à l’idée que toutes les notes de contrôle continu comptent, et celle tout aussi forte ressentie par les élèves de terminale à l’approche des échéances des épreuves de spécialité. ».
Parcoursup a instauré un véritable tri social à l’entrée de l’université. De fait, le bac n’est plus le premier grade universitaire et ne garantit plus l’accès à l’université et à la filière de son choix. Cet été, plus encore que les années précédentes, ce dispositif a conduit à des situations où même ceux qui ont été les plus méritants n’obtiennent pas l’orientation qu’ils souhaitaient. Combien de bacheliers ont dû changer leur projet parce qu’ils voulaient, par exemple, devenir infirmier et que Parcoursup les envoie sur des études de droit ?
Parcoursup a instauré un véritable tri social à l’entrée de l’université. De fait, le bac n’est plus le premier grade universitaire et ne garantit plus l’accès à l’université et à la filière de son choix. Cet été, plus encore que les années précédentes, ce dispositif a conduit à des situations où même ceux qui ont été les plus méritants n’obtiennent pas l’orientation qu’ils souhaitaient. Combien de bacheliers ont dû changer leur projet parce qu’ils voulaient, par exemple, devenir infirmier et que Parcoursup les envoie sur des études de droit ?
Quelles réponses les gouvernements successifs leur ont-ils apportées ?
L’interdiction des abayas, l’interdiction des téléphones portables, la militarisation avec la mise en place du SNU, puis du SNV… et depuis le début des mobilisations des derniers jours, une répression d’une
violence et d’une brutalité inacceptables.
L’interdiction des abayas, l’interdiction des téléphones portables, la militarisation avec la mise en place du SNU, puis du SNV… et depuis le début des mobilisations des derniers jours, une répression d’une
violence et d’une brutalité inacceptables.
Les assemblées générales qui décident la grève et le refus du passage au distanciel pour soutenir les élèves ont raison. D’autant plus qu’en 2018 et 2019, nombreux étaient les personnels qui ont résisté et se sont mobilisés contre la réforme Blanquer, et qu’en 2023, le rapport de l’IGESR signalait que « La majorité des enseignants milite pour un retour à la situation quo ante, intégrant également la suppression ou une transformation substantielle de Parcoursup ».
Alors que l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à une grande journée de mobilisation et de manifestations mardi 6 octobre, le SNFOLC avec sa fédération la FNEC FP-FO, appelle les personnels à être massivement en grève ce jour-là et à manifester aux côtés des lycéennes et lycéens, des étudiantes et étudiants pour exiger :
■ L'abandon immédiat du budget d’austérité 2027 et de ses 54 milliards d’euros de coupes budgétaires ;
■ La création des postes nécessaires et réduction des effectifs par classes ;
■ L'arrêt des contre-réformes qui cassent l’Ecole publique, abrogation de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, de Parcoursup et de Mon Master ;
■ L'augmentation immédiate des salaires ;
■ L'abandon des mesures de militarisation de l’Ecole et d’embrigadement de la jeunesse, retrait de la circulaire « 11 novembre » !
■ La création des postes nécessaires et réduction des effectifs par classes ;
■ L'arrêt des contre-réformes qui cassent l’Ecole publique, abrogation de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, de Parcoursup et de Mon Master ;
■ L'augmentation immédiate des salaires ;
■ L'abandon des mesures de militarisation de l’Ecole et d’embrigadement de la jeunesse, retrait de la circulaire « 11 novembre » !
