UNE ÉTUDE QUI DÉCOUVRE CE QUE TOUT LE MONDE SAVAIT DEPUIS LONGTEMPS !
L’étude de la DEPP (division du ministère qui évalue sa propre politique) d’avril 2026 porte sur un échantillon de 10 000 élèves en 2024 répartis sur 375 collèges (publics et privés sous contrat). Elle compile des données en SVT, sciences physiques/chimie ainsi que pour la première fois, en technologie (mais pas en mathématiques), venant s’ajouter à celles obtenues depuis 2007. Cette enquête du ministère qui porte donc sur une période s’étendant sur 17 ans fait quelques constats lapidaires : « Un score moyen en baisse depuis 2013 » ainsi que « 59 % des élèves déclarent ne pas ou peu réaliser des manipulations ou expériences en classe ».
En 20 ans, un collégien a perdu 4 h d’enseignement scientifique hebdomadaire (cf. tableau dans le PDF) et la possibilité d’expérimenter en effectifs réduits !
| Horaires et modalités des enseignements scientifiques | ||
| 2007 (début de l’étude de la Depp) | 2026 | |
| 6ème | SVT et technologie (programmes séparés) : 1 h classe entière + 1h en quinzaine en demi-classe
4h dans la DHG |
SVT et sciences physiques/chimie (programme commun) : 1,5 h hebdomadaire
3 h dans la DHG Suppression de la technologie |
| 5ème et 4ème | SVT, sciences physiques/chimie et technologie : 1,5 h (+ 1 h pour deux disciplines au titre des IDD)
6,5 h dans la DHG |
SVT, sciences physiques/chimie et technologie : 1,5 h
4,5 h dans la DHG |
| 3ème | SVT, sciences physiques/chimie et technologie : 1,5 h + 2 h + 2 h
5,5 h dans la DHG |
SVT, sciences physiques/chimie et technologie : 1,5 h
4,5 h dans la DHG |
| Total DHG : | 16 heures d’enseignement scientifique | 12 heures d’enseignement scientifique |
ZÉRO POINTÉ POUR MANQUE DE RIGUEUR SCIENTIFIQUE !
Avec une telle baisse du nombre d’heures d’enseignement scientifique et l’arrêt des groupes à effectifs réduits permettant les manipulations et les expériences, de manière tout à fait étonnante, le ministère n’en tire pas la conclusion que c’est sa propre politique qui est responsable de l’effondrement du niveau des élèves en science ! Pire, il fait porter la responsabilité aux parents (sic) en pointant le profil social des élèves. Ainsi, honteusement, le ministère conclut « les performances scolaires en sciences dépendent fortement du profil social des élèves. ». Pour le ministère, le problème n’est donc pas la politique de restrictions budgétaires menée depuis 20 ans, qui comprend pourtant l’état désastreux du bâti scolaire dans de nombreux collèges, le manque de remplaçants, la formation des enseignants au rabais, l’affaiblissement des programmes d’enseignement au profit de la morale à imposer aux élèves, la militarisation qui se réalise au détriment des enseignements… Et, sans en douter une seconde, le ministère a déjà publié ses projets de programmes en vue d’une prochaine réforme…
Pour le SNFOLC, ce sont bien les politiques d’économies budgétaires qui sont responsables des difficultés scolaires des élèves ! L’argent public pour l’instruction, pas pour les porte-avions !
Tous en réunion d’information syndicale pour en discuter !
