DES CONDITIONS DE TEMPERATURE INSUPPORTABLES !
Une deuxième vague de chaleur extrême impacte une bonne partie du pays : les services de météo-France alertent sur l’importance des températures le jour mais aussi des températures nocturnes, avec des records pouvant être encore battus et surtout, sur une période beaucoup plus longue que l’épisode de la fin mai. Au terme d’une vague de 5 jours consécutifs, le vendredi 29 mai après-midi, des personnels ont mesuré 38°C et peut-être plus dans leur salle de classe, avec leurs élèves… Le pic redouté lundi 22 juin pourrait faire qu’après un week-end sans aération, les températures à 8 h du matin dans les salles pourraient être bien supérieures aux températures extérieures !
SOMMÉ DE SE JUSTIFIER, LE MINISTRE N’APPORTE AUCUNE SOLUTION IMMÉDIATE !
Interrogé par France info mercredi 17 juin, le ministre a détaillé les mesures qu’il envisage de prendre :
- pour les examens : « si lundi, on constate qu’on ne saura pas accueillir élèves et professeurs dans de bonnes conditions pour passer l’examen – et c’est vrai pour les élèves mais aussi pour les jurés […], à ce moment-là les recteurs pourront décider de les décaler d’un ou deux jours »
- pour les enseignements en face-à-face pédagogique : « mêmes causes, mêmes principes » a répondu le ministre, et d’ajouter : « Si les températures sont excessives et ne permettent pas de faire cours dans des conditions de sécurité normales, à ce moment-là, on peut fermer l’école ou l’établissement ».
Pour le ministre, qui a réuni les recteurs le 17 juin sur cette question, soit on modifie le calendrier scolaire à la dernière minute, soit on ferme les collèges et les lycées !
« JE NE SAIS PAS INSTALLER 600 000 THERMOMÈTRES DANS LA SEMAINE » SE DÉFEND LE MINISTRE !
Pour le SNFOLC, les thermomètres sont une chose, les ventilateurs, brumisateurs et autres climatiseurs en sont une autre ! Et sans parler des volets ou des fenêtres qui ne s’ouvrent pas ou qui restent ouverts… Parfois, il n’y a même pas de volets, mais juste des rideaux intérieurs qui concentrent la chaleur dans la pièce !
LE MINISTRE RECONNAÎT LA VÉTUSTÉ DES BÂTIMENTS … ET DONC LE MANQUE DE MOYENS BUDGÉTAIRES !
« L’idéal serait que nous ayons nos 60 000 écoles, collèges et lycées, parfaitement isolés » a reconnu le ministre. C’est précisément la revendication FO ! Mais le ministre a rapidement botté en touche : « Ces bâtiments appartiennent aux collectivités territoriales, pas à l’État […] Je ne peux pas rénover un bâtiment qui ne m’appartient pas » assume-t-il !
PERSONNELS ET ÉLÈVES PAIENT LE PRIX DE LA GUERRE
Le ministre a beau jeu de mettre en cause la responsabilité des conseils départementaux et régionaux alors que les budgets de ces derniers sont de plus en plus exsangues en conséquence des budgets de guerre. C’est pourtant bien le gouvernement Macron-Lecornu qui vient de décider de sacrifier 6 milliards d’euros supplémentaires dans les « dépenses de l’État » – l’État qui finance les collectivités à hauteur de 20-30 % de leur budget – et la « sphère sociale », pour « compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient » (annonce de S. Lecornu du 21 avril 2026).
Le SNFOLC soutiendra tous les personnels qui décideraient de poser le sac dans le cadre du préavis de grève déposé par la FNEC FP-FO. Il appelle à s’organiser pour obtenir tout le matériel nécessaire pour se protéger des fortes chaleurs (ventilateurs, brumisateurs, climatiseurs…) et les travaux indispensables d’isolation thermique dans leur établissement !
Non à la chaleur insupportable dans les classes !
Non aux budgets de guerre !
Non à la guerre !
