Paris
Ce vendredi 3 avril, des militants du SNFOLC et le SG du syndicat national étaient présents aux côtés des lycéens du lycée Claude Monet, à Paris, qui bloquaient leur établissement parce qu’ils refusent « d’être la génération sacrifiée sur l’autel du réarmement » comme l’indiquait leur tract expliquant « Un missile ne nous apprendra pas à lire, à penser ou à construire le monde de demain » et exigeant « le retrait immédiat des coupes budgétaires et un investissement massif dans nos établissement ». Durant le rassemblement, leurs mots d’ordre réclamaient que l’argent aille « aux facs et aux lycées », pas « à l’armée », et interpelaient le pouvoir : « Macron démission ! On n’veut pas de ton porte-avions ! ».
Seine-Maritime
Mardi 31 mars, des lycéens ont organisé le blocage pacifique et partiellement filtrant du lycée Claude Monet au Havre, ainsi que des militants FO présents sur place, afin de dénoncer la réduction des moyens pour l’école, la sélection de Parcoursup et la militarisation de la jeunesse. La direction de l’établissement a sollicité l’intervention des forces de l’ordre, nécessaire selon elle pour des impératifs de sécurité. La police a chargé violemment, sans sommation ni dialogue. Elle a fait usage d’une bombe lacrymogène, n’hésitant pas à viser les yeux de nombreuses personnes et ce, sous les yeux de la direction. Un jeune s’est retrouvé au sol, un autre a fait un malaise. Lors de cette opération qui n’était manifestement justifiée par aucun motif sérieux puisque le rassemblement n’entravait pas la liberté de mouvement des élèves et ne posait pas de problème de sécurité, deux militants FO, ont été molestés par les forces de l’ordre. Un communiqué intersyndical ainsi qu’un courrier de l’UD-FO au préfet exigent l’arrêt de cette répression.
Ille-et-Vilaine
Jeudi 2 avril : audience avec le Directeur de Cabinet du Préfet
Le SNFOLC 35, le SNUDI-FO 35 et SUD Éducation 35 ont appelé ensemble à un rassemblement devant la Préfecture à Rennes, au moment où se tenait le CDEN 35. Force ouvrière et SUD Éducation ont boycotté ce CDEN, qui visait à entériner pour le premier degré les 74 fermetures de classe programmées par les services de la DSDEN pour notre département. Nos organisations syndicales boycotteront également le CSA 2nd degré de repli, qui entérinera de son côté les 56 suppressions de postes dans les collèges et 14 dans les lycées. Lors du rassemblement devant le CDEN, le Directeur de Cabinet du Préfet a invité nos organisations syndicales à le rencontrer, afin, selon ses propres termes, de « faire la retranscription de nos revendications de vive voix au Ministre de l’Éducation Nationale dès le lendemain », lors de sa venue dans le département.
Nous avons eu alors l’occasion de présenter de manière précise les réalités du terrain dans notre département, et de porter les revendications.
Vendredi 3 avril : on a topé le Ministre !
Le Ministre de l’Éducation nationale lui-même était en déplacement dans notre département pour rendre visite au collège Louis Guilloux à Montfort-sur-Meu.
Notre représentante FO AESH travaille dans cet établissement. Nous avons ainsi appris que les personnels n’avaient pas été informés en amont de l’identité de la « personne qui accompagnerait Monsieur le DASEN ». Ils ne l’ont su que le matin même. Le chef d’établissement mercredi a fait savoir à notre déléguée syndicale que vendredi « ce ne serait pas le moment de porter les revendications ». Et comme les services du Ministère font bien les choses, un faux cours a été inventé pour accueillir Monsieur le Ministre le temps d’une heure de classe, avec des élèves sélectionnés, et notre AESH dégagée de cours… pour ne pas échanger avec le Ministre ? Un faux cours, avec une mise en scène cadrée (sans délégués syndicaux), pour que le Ministre se conforte dans l’idée que tout va bien dans le service public d’Éducation ?
Le Ministre a été intercepté à la gare de Rennes par les camarades du SNFOLC et du SNUDI FO, mais aussi de l’interpro, ce qui a un peu surpris le Ministre : des personnes hors Éducation nationale pour défendre l’école publique ? Encore une fois les revendications ont été portées : l’annulation de toutes les suppressions de postes et de toutes les fermetures de classes, un véritable financement de l’Éducation Nationale, avec un budget à la hauteur de l’urgence de la situation pour recruter et former les personnels, accueillir dignement les élèves, une baisse des effectifs par classe et des créations de postes…
Le message a été passé au Ministre : la bataille ne s’arrêtera pas là.
Lien vers l’article d’ActuRennes : https://actu.fr/bretagne/rennes_35238/ille-et-vilaine-74-postes-d-enseignants-supprimes-le-ministre-interpelle-a-rennes_64097408.html
Tarn
Au Garric, jeudi soir, une réunion publique avait lieu pour informer la population du projet de fermeture de classe. Une maman a pris la parole pour expliquer aux autres les tenants et aboutissants de la carte scolaire, le calendrier, les arguments contre la fermeture d’une classe au Garric, pour présenter les actions déjà réalisées. Les parents ont acté qu’il était nécessaire de se faire entendre pour obtenir satisfaction. Dès vendredi, ils ont donc bloqué l’accès aux classes et fait venir l’Inspectrice pour lui exposer ses arguments. Un papa, lors de l’audience avec l’IEN, a très justement rappelé à Madame l’Inspectrice que l’équité, c’est la prise en compte des besoins de chaque enfant. Les parents d’élèves du Garric ont compris que l’IEN ne pouvait rien faire pour eux, ils ont donc décidé de ne rien lâcher pour obtenir un RDV avec la Directrice Académique : « Et si elle ne veut pas nous voir, on sollicitera le Recteur ! ».
A Cagnac les mines, les parents ont aussi organisé un blocage symbolique avec les élus devant l’école ce matin de 8h à 9h30.
Au RPI de Cordes sur Ciel aussi la lutte continue. Les élus ont été reçus, hier matin, à la DSDEN, par l’IEN Adjoint et les parents par l’Inspectrice, hier après-midi. Ils envahissent l’école tous les matins, empêchant les élèves de travailler en faisant du bruit et de la musique dans les couloirs. Les parents ont prévu aujourd’hui une opération « l’école des sardines » pour sensibiliser les parents aux conséquences de la fermeture d’une classe.
A Rivières, les parents ont organisé un rassemblement contre le projet de fermeture d’une classe.
A St Sulpice, les 2 écoles, qui sont chacune ciblée par une fermeture, s’organisent ensemble et ont lancé une pétition à retrouver ici.
À Montcabrier, un rassemblement à l’initiative des parents a eu lieu ce matin.
Samedi 4 avril, la FNEC FP-FO organise une visio réunissant tous parents, enseignants et élus concernés par une fermeture de classe qui sont sur le groupe whatsapp Mobilisation tarnaise afin de fédérer les écoles entre elles et réfléchir à des actions communes. On vous tiendra au courant !
Yonne
Bien que le CSA-SD soit passé, la mobilisation se poursuit et la détermination des parents, des enseignants contre les fermetures de classe est toujours bien présente. Plusieurs écoles étaient encore bloquées ce jeudi 2 avril : Sergines, Chamvres, Béon, Sens – Jules Ferry, Auxerre – Boussicats, Vézelay, Saint-Père, Domecy… d’autres le seront demain.
La question de la poursuite de la mobilisation après les vacances se pose.
Définitivement, cette carte scolaire ne passe pas ! CSA de repli et CDEN pendant les vacances montrent encore le mépris de notre administration. Donnons-nous les moyens de les bousculer encore, de les faire céder.
Le comité national de défense de l’école se réunit en visio mercredi 8 avril. Le SNUDI-FO 89 et le comité des écoles de l’Yonne y seront présents pour partager les actions et l’état de la mobilisation dans notre département, pour y échanger des perspectives, de la coordination des mobilisations.
Indre-et-Loire
Les écoles, avec les parents, les professeurs, les élus accompagnés du SNUDI FO se sont fortement mobilisés jeudi 2 avri lors du CSAD de repli : 20 écoles étaient présentes ! 6 annulations de classes, la plupart suite aux mobilisations ! cela montre qu’on peut gagner. On ne lâche rien
Sitin’ des parents jeudi 2 avril à Pernay (37) à 8h30 pour encore se faire entendre
Nouveau rassemblement lors du CDEN, Comité Départemental de l’Education Nationale qui se tient mardi 7 avril : Soyons nombreux à 17h devant la Préfecture à TOURS.
Au CSAA du 30 mars, en présence du Recteur, notre intervention, conjuguée à celle de la FSU a permis de faire annuler une implantation d’un poste spécifique de « coordinateur de classe défense » dans un lycée de Bourges.
Seine-Martime
Un collectif de parents d’élèves de la maternelle François Hulin de Berville sur Seine, soutenu par le SNUDI-FO, est mobilisé depuis une semaine contre la fermeture d’une classe : opération école morte depuis jeudi 2 avril et ce jusqu’à jeudi 9 minimum selon la décision (pas d’enfants à l’école pendant ces 4 jours), manifestations, pétition (plus de 1000 signatures à ce jour!), tractage, reportages dans la presse, passages radios et articles dans le Paris Normandie, 76 actu et bien d’autres! Un jour, une action ! « On ne lâchera rien ! Nous avons bien vu le désastre de la fermeture à Bardouville l’année dernière, on ne veut pas la même chose à Berville ! Pour le bien être de nos enfants, nous sommes déterminés ! (…) Nous nous sommes ralliés à d’autres écoles comme l’école SALANGRO de Grand Quevilly, l’école Jacques PREVERT de Lillebonne, l’école de Bacqueville en Caux et sachez que des manifestations sont en cours de préparation tous ensemble ! Nous sommes en attente d’autres écoles contactées. Nous ferons très vite même en très peu de temps soyez en sûrs ! »
Maine-et-Loire
Le 3 avril, la DASEN n’a modifié sa décision que pour 3 écoles… Non aux 49 fermetures de classes dans le Maine et Loire ! Vote Unanime CONTRE des syndicats. Avant le CSA du 3 avril, le SNUDI FO a contacté les écoles, s’est rendu aux réunions qui ont été organisées par les parents d’élèves en présence d’enseignants sur différentes écoles ou en réunion avec les enseignants les midis notamment comme pour l’école de Beaufort en Anjou, école La vallée.
Ecole élémentaire Joubert à Chalonnes sur Loire : Les enseignants avaient déposé leur déclaration d’intention de grève pour le jour du CSA, le 3 avril. Le directeur est venu, accompagné de parents. Il a demandé à être reçu en audience, il y est allé, accompagné du SNUDI FO 49. C’est l’IENA adjoint qui l’a reçu. Les parents d’élèves avaient de leur côté organisé une manifestation devant l’école avec un blocage. (lire l’article de presse ici). lire l’article de presse sur le document à télécharger ).
« Nous manifestons pour notre école mais aussi en solidarité avec les 52 fermetures de classe et les 29 suppressions de postes annoncées pour le département du 49 », annonce Margot représentante des parents d’élèves.
Gironde
Rassemblement jeudi soir à LESPARRE – Médoc : 11 maires (ou adjoints) présents dans la délégation reçue chez le sous-préfet et l’IEN.
Mayenne
Communiqué départemental FNEC-FO, FSU, CGT et FCPE : « (…) si la dotation dans chaque académie, dans chaque département ne suffit pas, alors que le ministère abonde toutes les dotations et annule toutes les suppressions de postes ! Nous dénonçons les choix budgétaires du gouvernement qui poursuit sa politique d’aide publique aux entreprises sans contrepartie (211 milliards par an !) et dépense plus pour les armées et pour la guerre que pour l’Éducation Nationale. La FNEC-FP FO, la FSU, la CGT Educ’action avec la FCPE, soutiennent toutes les initiatives et mobilisations décidées localement, y compris la grève. Nos organisations appellent tous les personnels de l’Education Nationale, les parents d’élèves et les défenseurs de l’école publique à poursuivre la mobilisation pour empêcher ce carnage ! PE envoyez vos déclarations d’intention jusqu’à la fin de la période ! »
Rassemblements :
Mardi 7 avril à partir de 16h00 à Laval – DSDEN 53, pendant le CSA carte scolaire
Jeudi 9 avril à partir de 18h00 à Laval – Préfecture, pendant le CDEN carte scolaire
