LE SNFOLC DÉFEND LE STATUT DES CPE ET LEURS REVENDICATIONS !
IL EST TEMPS DE S’ORGANISER POUR GAGNER, REJOIGNEZ-NOUS!
La colère gronde, la mobilisation s’organise
Dans cette période de coupes drastiques des moyens de l’École (près de 4 000 postes d’enseignement supprimés à la rentrée 2026), la colère gronde chez les personnels, les parents et les lycéens. Les dotations en moyens d’AED seront connues en juin et il est à craindre que les suppressions de postes et de moyens touchent également les Vies scolaires. Le SNFOLC appelle à la vigilance et invite d’ores-et-déjà les collègues à se réunir, à définir les besoins, et à organiser les actions qu’ils jugent nécessaires en lien avec les luttes qui se développent sur les suppressions de postes d’enseignants.
Un peu partout, à la suite des annonces de fermetures de classe à partir du 23 mars, des parents ont décidé d’occuper des écoles, avec les personnels, avec des élus. C’était encore le cas à Paris le mercredi 1er avril, au lendemain d’une puissante mobilisation en direction du rectorat.
À Paris, à Marseille, au Havre, et ailleurs en France, des mobilisations importantes associant les personnels avec les parents, avec les lycéens, ont eu lieu contre les suppressions de postes et pour exiger les moyens nécessaires. Rien n’est réglé, les revendications demeurent. Le SNFOLC soutient toutes les initiatives pour bloquer les mesures d’austérité et gagner sur les revendications. Il s’oppose à la répression contre les manifestants !
L’inclusion systématique et forcée dégrade aussi les conditions de travail des Vies scolaires
Alors que, dans le cadre de l’acte 2 de l’école inclusive, les moyens de l’Enseignement spécialisé sont réduits à peau de chagrin, les élèves à profil particulier sont de plus en plus nombreux dans les établissements ordinaires. La gestion des classes pour les enseignants en est d’autant plus complexifiée, mais les Vies scolaires ne sont pas en reste. L’inclusion systématique et forcée, sans moyens, impacte largement les conditions de travail des CPE et des AED.
Les équipes de Vie Scolaire ne sont pas formées pour gérer des publics d’IME (Institut Médico-Éducatif) ou d’ITEP (Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique). Les CPE et les AED ne sont pas des éducateurs spécialisés ou des thérapeutes et ne souhaitent pas devenirs maltraitants ! Dans les cours de récréation, en étude, à l’internat à la cantine, les accompagnements sont de plus en plus nécessaires et les moyens manquent déjà. A cela s’ajoute la difficulté de protéger les autres élèves et de leur assurer un climat scolaire serein ! Les places nécessaires doivent être ouvertes dans les établissements adaptés pour le bien des élèves concernés et des personnels.
Des injonctions à s’insérer dans des dispositifs non-inscrits dans la circulaire de 2015
La multiplication des injonctions à s’inscrire dans des dispositifs non prévus dans la circulaire de 2015 tels que pHAre ou « santé mentale », l’organisation de multiples journées thématiques, la passation de questionnaires, la production de statistiques… surchargent le quotidien des CPE, qui sont déjà sommés de gérer toutes les urgences du quotidien !
Les CPE n’ont pas attendu la mise en place de pHAre ou du dispositif « santé mentale » pour prendre en charge les thématiques du harcèlement ou du mal être des élèves. Ce sont des moyens en Infirmières scolaires, en médecins scolaires, en PsyEN ou en Assistantes sociales qu’il faut pour répondre à ces questions ! Ce sont aussi des moyens supplémentaires en AED et CPE qui sont nécessaires. Cela permettra d’être plus présent auprès des élèves et de faire un meilleur suivi de ces derniers. Le SNFOLC revendique le respect du statut. Cela passe par l’arrêt des injonctions à s’insérer dans tous les dispositifs et à gérer seuls les urgences.
Les réunions de bassins sur temps de travail : un droit remis en cause dans certains départements
Sur l’académie de Normandie, « les réunions de bassin » supprimées par administration ont été rétablies suite à la lutte des CPE avec le SNFOLC. En Seine-Maritime, les CPE réunis en stage syndical avec le SNFOLC76, souhaitent poursuivre la lutte pour aller au-delà des deux demi-journées de réunions obtenues. Ces temps de regroupement sont essentiels aux CPE et permettent d’échanger et de rompre l’isolement. Il en est de même pour la journée académique de formation. Les réunions (ainsi que toutes les formations) doivent se tenir sur temps de travail et sans que les collègues se voient empêcher d’y aller par la hiérarchie ou par un quotidien trop lourd.
Ces temps de formation et d’échanges doivent être un droit dans tous les départements.
CPE, pas manager
Le SNFOLC condamne et refuse la tentative de contourner le statut par le biais de la réforme de la formation initiale qui a pour but de réorienter le quotidien des CPE vers le management. Les CPE ne sont pas des personnels de direction, ils ne sont pas des « managers de la vie scolaire », ils sont des professionnels qui organisent l’encadrement des élèves sur le temps de vie scolaire. Ils travaillent en synergie avec l’ensemble des équipes pour mettre les élèves dans les meilleures conditions de travail, de réussite et d’épanouissement.
CPE, pas sergents recruteurs !
Les dispositifs s’accumulent pour mettre l’École au diapason de l’escalade guerrière qui marque toute la situation au plan mondial ! La multiplication des classes défenses, le service militaire sauce Macron / Lecornu pour les recalés de Parcoursup, le guide « acculturer les jeunes à la défense » publié par le ministère de l’Éducation nationale, les périodes de stages orientées vers l’armée… sont autant de signes de la militarisation de l’École.
Ainsi, le Ministère des Armées, dans sa revue nationale stratégique 2025, indique que la situation internationale nécessitera que « la Nation toute entière se mobilise », ce qui passera notamment par « un véritable réarmement moral de la population, notamment de la jeunesse ». Parmi les 11 objectifs stratégiques que la Revue définit, figure l’objectif « d’acculturer près de dix millions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de défense et de sécurité nationale…Cela passera par la formation et la mobilisation des relais vers la jeunesse (personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur…) ».
En conséquence, les CPE risquent fort (comme pour le SNU), de subir des pressions pour participer à la mise en place de ces politiques au service de la course à la guerre. Le SNFOLC soutiendra et coordonnera toutes les résistances des CPE et de l’ensemble des personnels qui refuseront d’être instrumentalisés dans la militarisation de l’École.
Se réunir, s’organiser pour gagner sur les revendications
Un stage syndical organisé par le SNFOLC76 spécial CPE a réuni une quarantaine de collègues à ROUEN le mardi 7 avril. Les présents ont débattu des difficultés locales, nationales et internationales. Une motion a été votée et servira de base revendicative lors d’une prochaine audience au rectorat du SNFOLC pour les CPE.
À l’instar de cette initiative, le SNFOLC soutiendra toutes les actions locales permettant le regroupement des équipes de Vie Scolaire afin de défendre le statut des CPE, les droits des AED et de porter leurs revendications auprès de l’administration.
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· Toujours plus de travail, des moyens en moins, un salaire en berne, ça suffit ! Le SNFOLC agit pour que le statut des CPE soit respecté ! · Les CPE ne sont, ni des « surgés », ni des exécutants, ni des managers, ni des thérapeutes, ni des « sergents recruteurs ». · Les CPE doivent être pleinement concepteurs de leur activité professionnelle, centrée sur le suivi des élèves et la formation à la citoyenneté. Rejoignez notre lutte pour faire aboutir les revendications, rejoignez le SNFOLC : contactez votre syndicat départemental ! |
